Dans un contexte exeptionnel, des mesures exceptionnelles s'imposent...
Il saluera la proposition récente du président de la République française concernant " l'annulation massive" de la dette des pays Africains.
Emmanuel Macron qui a fait face, la semaine dernière au peuple français pour parler de nouvelles mesures à prendre pour endiguer l'évolution du Coronavirus, n'a pas aussi été insensible aux effets de cette crise du Covid-19 dans les pays Africains... "Il nous faut refléchir pour voir comment faire pour annuler massivement la dette africaine", avait-il laissé entendre sous le coup de l'émotion.
Le président de la République Macky Sall, à travers l'interview du journal français, tiendra à saluer "l’engagement fort de la France aux côtés des pays africains pour cet appel à l'annulation de la dette. "La décision prise par le G20 d’accorder aux pays pauvres un moratoire d’un an va néanmoins dans la bonne direction." Mais loin des véritables attentes, car "cela représente 20 milliards de dollars alors que le total de la dette africaine est de 365 milliards".
Donc, c'est dans un élan de solidarité que cette annulation de la dette doit être perçue au delà même de son aspect "de soulagement de L'Afrique face au poids de la dette". Donc "face à cette crise, des mesures expetionnelles et drastiques doivent être prises pour permettre au continent noir de participer aux grands rendez-vous du monde auxquels il ne pourrait manquer", selon le président Macky Sall.
L'Afrique, dépendante de l'aide extérieure : Une perception fausse
Pour le président de République, "une
Afrique économiquement vulnérable et qui n’arriverait pas à se défaire du Covid-19 restera une menace potentielle pour le monde. Une affirmation qui est loin d'être fortuite. Le monde doit renouer avec le dialogue, l'entre-aide, la solidarité et l'appui constant pour faire face à ce virus qui, il faut le rappeler, a effacé toutes inégalités. Ainsi, Le monde ne guérira entièrement que lorsque le virus disparaîtra de tous les pays."
C'est dans cette perspective que Macky Sall rappellera l'importance de "se départir du préjugé considérant l’Afrique comme dépendante de l’aide extérieure". Il estime que c'est d'autant plus faux que si "nous prenons l’exemple du Sénégal, les envois de fonds par la diaspora représentent plus de trois fois le montant de l’aide internationale", donc la pertinence de cette affirmation laisse à désirer selon le président Macky Sall...